Notre philosophie

Notre Philosophie

Chez PACE, tout ce que nous faisons est enraciné dans l'éthique de la permaculture : Prendre soin de la Terre, Prendre soin de l'Humain, et Partager équitablement. Ce ne sont pas des idées abstraites — elles façonnent notre façon d'élever les animaux, de gérer la terre et de prendre des décisions difficiles au quotidien.

Nous vivons dans un monde qui considère la mort comme un échec. Nous la voyons différemment.

La vie et la mort sont des partenaires, non des opposés. Nos animaux sont libres de vivre, de se reproduire et de vieillir naturellement. Nous misons sur la prévention — une bonne nutrition, des conditions propres, ainsi que des vaccinations et des vermifuges régulier. Nous traitons les blessures et les maladies, et consultons des vétérinaires en cas de besoin. Mais lorsque le traitement ne fait que prolonger la souffrance, nous l'arrêtons. Ce n'est pas de la négligence — c'est le respect de la dignité de l'animal et des limites de la vie.

La mort dans une ferme est présente et réelle. Certains jeunes animaux ne survivent pas. Les plus résilients y parviennent. C'est de l'écologie, pas de la cruauté. La permaculture nous enseigne que la mort est une transformation : elle nourrit le sol, qui à son tour nourrit une nouvelle vie. Il n'y a pas de vie sans elle.

Nous ne castrons pas et ne stérilisons pas nos animaux. Nous pensons que toute modification physique inutile interfère avec le droit de l'animal à vivre pleinement sa vie biologique — accouplement, gestation, naissance, parentalité.

Cela s'accompagne de responsabilités. Nous gérons la reproduction de manière réfléchie par la gestion du troupeau plutôt que par la stérilisation, en gardant les parents à la ferme et en replaçant la plupart des petits à la fin de la saison. Les visiteurs peuvent être témoins de l'accouplement des animaux — c'est un comportement naturel, et nous ne le cachons pas.

Accueillir la nouvelle vie au printemps est facile. Laisser partir à l'automne est plus difficile. Mais apprendre à lâcher prise fait partie de la pratique.

Nous ne mangeons pas nos animaux et nous n'élevons pas pour la viande. Mais nous ne contrôlons pas l'endroit où vont les animaux replacés — et nous ne portons aucun jugement. Certains trouvent de nouvelles fermes. D'autres deviennent de la nourriture. La vie nourrit la vie ; c'est vrai dans la nature, et c'est vrai ici.

Nous ne considérons pas le fait de manger de la viande comme une mauvaise chose. Nous y voyons plutôt quelque chose qui mérite de la pleine conscience, de la gratitude et de la retenue.

La plupart de nos animaux errent librement. Ils sortent chaque matin et reviennent d'eux-mêmes au poulailler ou à la grange chaque soir — parce qu'ils le veulent, et non parce qu'ils y sont forcés. En été, les mammifères passent leurs journées dans des enclos extérieurs. En hiver, ils circulent plus librement, et ceux qui préfèrent rester à l'intérieur sont les bienvenus.

Nos lapins font exception : ils vivent dans de longs clapiers extérieurs en été où ils peuvent brouter librement, et emménagent dans des espaces isolés plus petits en hiver pour leur chaleur et leur sécurité.